À Petite-Rivière-Saint-François, chaque matin, je descends au fleuve. Un sentier abrupt me mène jusqu’au Saint-Laurent, fleuve immense, majestueux et changeant. J’y prends une photo avant de reprendre le chemin du retour. Au fil de ces promenades, la marche devient un territoire d’errance où les pensées dérivent et où naissent les images. C’est de cette expérience dont s’inspire l’installation Une forêt en soi.
À l’invitation de la Maison de l’architecture Île-de-France, j’ai imaginé une installation pour la Nuit blanche de Paris le 6 juin 2026. L’oeuvre a été produite au Centre Les Récollets et présentée dans la Chapelle du couvent.
J’ai proposé aux visiteurs une balade dans une forêt de bouleaux qui, avec l’arrivée du crépuscule, se métamorphose progressivement en un vaste mouvement de ressac, comme si la mer venait habiter les arbres.
Chacun des bouleaux porte, en filigrane, un motif phosphorescent qui créé une illusion de ligne courbe dans l’obscurité. En tournant sur eux-mêmes, les arbres interagissent et conversent. Ce paysage ondulatoire fait écho aux reflets de la lune sur le fleuve la nuit, quand les sons du vent et de l’eau se confondent.
Une forêt en soi
Création d’une installation pour La Nuit blanche, 6 juin 2026, Paris.
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