Une forêt en soi

À Petite-Rivière-Saint-François, chaque matin, je descends au fleuve. Un sentier abrupt me mène jusqu’au Saint-Laurent, fleuve immense, majestueux et changeant. J’y prends une photo avant de reprendre le chemin du retour. Au fil de ces promenades, la marche devient un territoire d’errance où les pensées dérivent et où naissent les images.

C’est de cette expérience qu’est née l’installation en préparation pour la Nuit blanche de Paris 2026. Les visiteurs seront invités à déambuler dans une forêt de bouleaux qui, avec l’arrivée du crépuscule, se métamorphose progressivement en un vaste mouvement de ressac, comme si la mer venait habiter les arbres.

Pour cette Nuit blanche, je transforme des tubes de PVC en une forêt de bouleaux. Initialement verticale et rigide, l’œuvre se déploie en une structure vibrante sous l’emploi de pigments phosphorescents qui la transforment au gré de l’environnement lumineux. 

Chacun des bouleaux porte, en filigrane, un motif phosphorescent qui créé une illusion de ligne courbe dans l’obscurité. En tournant sur eux-mêmes, les arbres interagissent et conversent.  Ce paysage ondulatoire fait écho aux reflets de la lune sur le fleuve la nuit, quand les sons du vent et de l’eau se confondent.

Une forêt en soi
Une invitation de La Maison de l’architecture Île-de-France 
Création d’une installation pour La Nuit blanche, 6 juin 2026, Paris.

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